• Regarder par la fenêtre

    Frapper à la porte, donner l'appareil, prendre congés légèrement différents. (Villemur-sur-Tarn, 2017)
  • Devenir mon voisin

    Le miroir peut donner à voir des perspectives autres que notre simple image. À condition de ne pas rester dans l’axe de son reflet. Guidé par cette volonté de faire un pas de côté, je propose à des personnes que je rencontre quotidiennement d’échanger leurs habits contre mon appareil photo. Un instant je deviens eux, et ils me photographient à leur place. Chacune de ces tentatives un peu burlesque de «décentrement» devient une occasion de mettre entre parenthèses les réflexes qui nous condamnent à ne mener qu’une existence incomplète. Et si cette inversion nous invitait à faire connaissance avec nos propres éventualités ? Voire à envisager l’expérience commune sous l’angle d’une photographie soulagée de ses trois grands principes, bien souvent assimilés avec ferveur et béatitude : l’auteur, le beau et la vérité. Disons que je préfère le tiercé à cette Trinité-là. {2015-2016 - série de 33 images}
  • Un autre Jeu

    Représentation de soi, identité et mensonge abordés dans un travail de réappropriation de photographies de familles anonymes. {2013 - série de 37 images}
  • Trophées

    À partir de photos trouvées sur Internet, je prends la place de personnes tenant un trophée, ou un objet qui s’y apparente, et savoure en seconde main des petites victoires dérisoires. (2014-2015, série de 17 images)
  • Retrouvailles

    Je brouille les cartes de la fiction familiale en m’invitant, par anachronisme, à venir côtoyer celui que j’ai été. Il pourrait être mon fils, mais c’est moi. Et pour les mêmes raisons, il ne peut être mon père, puisque c’est moi. {2014-2015}  
    Portfolio disponible à la Galerie 2600
     
  • Une lointaine certitude

    Je superpose et j’assemble des fragments de visages anonymes avec le mien. Grâce à ces « bouturages » je mets à l’épreuve une lointaine certitude, celle d’être bien celui-là, représenté sur la photo. Nous n’apercevons de nous que des images ou des reflets. Alors, comment ne pas se tromper de temps en temps ? {2012-2013}
  • Une promesse de papillon

    Le cocon est une enveloppe paradoxale qui protège autant qu'elle n'enferme le fragile espoir qu'advienne un jour un papillon. Mais on oublie  souvent le ver ou la chenille qui sont à l'origine de cette promesse. Avec ces collages j'ai imaginé la cellule confortable qu'on appelle "cocon familial" comme un système de relations organisant la parenté de ses membres autour d'illusions partagées, de gré ou de force. Une sorte  de principe héréditaire où se transmettent des enjeux nocifs : secret, domination et culpabilité. {2014}