• Un autre Jeu

    Représentation de soi, identité et mensonge abordés dans un travail de réappropriation de photographies de familles anonymes. {2013 - série de 37 images}
  • Trophées

    À partir de photos trouvées sur Internet, je prends la place de personnes tenant un trophée, ou un objet qui s’y apparente, et savoure en seconde main nos petites victoires dérisoires. Celles qui éloignent les grandes peurs. {2014-2015 - série de 22 portraits}
  • Une promesse de papillon

    Le cocon est une enveloppe paradoxale qui protège autant qu'elle n'enferme le fragile espoir qu'advienne un jour un papillon. Mais on oublie  souvent le ver ou la chenille qui sont à l'origine de cette promesse. Avec ces collages j'ai imaginé la cellule confortable qu'on appelle "cocon familial" comme un système de relations organisant la parenté de ses membres autour d'illusions partagées, de gré ou de force. Une sorte  de principe héréditaire où se transmettent des enjeux nocifs : secret, domination et culpabilité. {2014}
  • Retrouvailles

    Je brouille les cartes de la fiction familiale en m’invitant, par anachronisme, à venir côtoyer celui que j’ai été. Il pourrait être mon fils, mais c’est moi. Et pour les mêmes raisons, il ne peut être mon père, puisque c’est moi. {2014-2015}  
    Portfolio disponible à la Galerie 2600
     
  • Une lointaine certitude

    Je superpose et j’assemble des fragments de visages anonymes avec le mien. Grâce à ces « bouturages » je mets à l’épreuve une lointaine certitude, celle d’être bien celui-là, représenté sur la photo. Nous n’apercevons de nous que des images ou des reflets. Alors, comment ne pas se tromper de temps en temps ? {2012-2013}
  • Devenir mon voisin

    Le miroir peut donner à voir des perspectives autres que notre simple image, à condition de ne pas rester dans l’axe de son reflet. Guidé par cette volonté de faire un pas de côté, je propose à des personnes que je rencontre quotidiennement dans la petite ville où j’habite,  d’échanger leurs habits contre mon appareil photo. J’essaie de représenter l’endroit où je vis dans la peau de ses habitants, comme l’aurait certainement fait Zelig, s’il avait croisé August Sander à Pamiers, en Ariège. Ainsi je deviens quelqu’un d’autre, pour un instant ; et cet autre me photographie à sa place. Durant chacune de ces tentatives un peu burlesque de « décentrement » nous mettons entre parenthèses certains réflexes qui nous condamnent à mener une existence incomplète : évitement, crainte ou rejet de l’Inconnu. En invitant mes semblables à cette opération d’empathie, je souhaite également placer l’expérience sous l’angle d’une photographie soulagée de ses trois grands principes, bien souvent assimilés avec ferveur et béatitude : l’auteur, le beau et la vérité. Et je préfère, sans aucun doute, le tiercé à cette Trinité-là. {2015-2016 - série de 33 images}